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17 juin 20263 min de lecture

RGPD et prospection : ce que vous avez le droit de faire avec votre boîte mail

Le RGPD ne vous interdit pas d'exploiter votre boîte mail pour relancer des vendeurs et acquéreurs. Il encadre la base légale : consentement, relation client existante, ou intérêt légitime avec droit d'opposition. La règle constante : la personne doit pouvoir refuser à tout moment, et vous devez pouvoir justifier pourquoi vous la contactez.

Le RGPD effraie plus qu'il ne devrait. Beaucoup d'agents pensent qu'ils n'ont pas le droit de toucher à leur propre boîte mail. C'est une erreur. Le RGPD encadre l'usage des données, il ne l'interdit pas. Voici ce que vous pouvez faire, et les bornes à respecter.

Le RGPD interdit-il d'exploiter sa boîte mail ?

Non. Le RGPD demande une chose : que tout traitement de données personnelles repose sur une base légale claire et que la personne garde le contrôle. Vos contacts vendeurs et acquéreurs sont des données personnelles. Les relancer est possible, à condition de savoir sur quoi vous vous appuyez.

Quelles sont les bases légales utilisables ?

Trois cas servent en pratique.

Le consentement. La personne a accepté d'être recontactée. La base la plus nette, à documenter.

La relation client existante. Selon la CNIL, vous pouvez recontacter un client pour des produits ou services analogues à ceux déjà fournis, sans nouveau consentement. Condition importante : une vente ou une prestation doit avoir réellement eu lieu. Un simple compte créé, ou un contact qui n'a jamais rien signé, ne suffit pas.

L'intérêt légitime. Recontacter quelqu'un avec qui un lien professionnel existe peut se justifier, à condition de respecter ses droits et de pouvoir expliquer votre démarche.

Le téléphone et l'email suivent-ils les mêmes règles ?

Pas tout à fait, et c'est là que beaucoup se trompent. Depuis le 11 août 2026, l'appel téléphonique vers un particulier exige un accord préalable, sauf relation existante. Pour l'email, le cadre RGPD et CNIL s'applique avec son exception client existant. Les deux canaux partagent un point commun : sans relation ni accord, vous ne pouvez pas démarcher à froid. Le volet téléphonique est détaillé dans relancer ses anciens contacts en 2026.

Combien de temps garder un contact ?

Le RGPD impose une conservation proportionnée. Vous ne gardez pas un prospect pour toujours « au cas où ». La CNIL invite à réexaminer la pertinence des données après une période sans contact, souvent évoquée autour de trois ans pour un prospect inactif. Au-delà, il faut une raison de conserver, ou supprimer.

Ce que vous devez toujours garantir

Le droit d'opposition. Quelle que soit la base, la personne peut refuser d'être recontactée, et ce refus doit être facile à exercer et respecté ensuite. Même un client existant peut dire stop. C'est le socle, et l'oublier suffit à vous mettre en faute.

Ce que Viviar change concrètement

Viviar travaille à partir de votre boîte mail, donc à partir de relations qui existent déjà : des gens qui vous ont écrit, demandé une estimation, échangé dans le cadre d'un mandat. La base légale est plus simple à établir que pour un numéro acheté ou pigé, parce que la trace de l'échange est là.

Un mot d'honnêteté : Viviar n'est pas un conseil juridique et ne décide pas de votre conformité à votre place. Il vous montre les contacts où une relation documentée existe et où un signal de retour apparaît. La responsabilité du « j'appelle ou pas » reste la vôtre, mais vous partez d'une base saine, pas d'une liste froide.

Le RGPD ne punit pas ceux qui relancent leurs contacts. Il punit ceux qui ne savent pas d'où viennent leurs données.

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Vous n'avez pas besoin de plus de contacts.

Vous avez besoin de rappeler les bons au bon moment. C'est tout ce que fait Viviar.